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Photobooks are the Photographer and the Collector's Food


  
Version française

I am at all times extremely surprised to find many a professional photographer own very few photobooks — if any indeed.

It is unthinkable for a painter not to to know the Titien, Cézanne, Sisley, Whistley, Sargent, Matisse, Gauguin, Klee, Klimt, Picasso, Hopper, &c., not to go and see and study their paintings in museums, nor own catalogues and monographs, which fill the lack of museums nearby or bring home distant paintings, to which they can refer for information or at which they can look for inspiration — for it is the culture of this art, and how humans function : what the eye sees, the hand remembers.

Evidently, the same goes for amateurs of fine arts : monographs and catalogues are the most convenient access to artists' productions world-wide and ambitious publishers and artists even sometimes make them into works of art in their turn.

Who would want of a culturally illiterate writer ? Has any ever succeeded ? This may be the reason why there are so many poor professionnal photographers, quality-wise.

Many a photographer nowadays thinks that all you need is a top-notch camera and some technical knowledge, such as that of lighting, &c. — for in this digital era, you don't even have to know how to develop the shots yourself. And yes, that's enough — merely to take pictures, that is. And anybody can do that.

But what makes a professional photographer a real pro and an artist, and not only someone who takes pictures — is knowledge of their art, a large photographic culture and a clear-cut taste. There is no secret. The eye is educated as it records what it sees, likes and dislikes become clearer, the eye sharper, and so does the vision of what one wants to shot, and how, to what result : pictures and photobooks are the photographer's food. The more you eat them and the more you know about them and their content, the more you know what is good or bad for you and the more you know yourself.

This specific education can only very partly be achieved in photography schools and colleges. It always is a personal study and the tools are around : exhibitions in galleries and museums, books in large libraries and bookshops. And for those who chance not or don't wish to live in big cities, there are bookstores' catalogues and online bookshops, old and new, big and small, from which they can order books unavailable in their own country. There are also a few resources on the internet, but internet is a last resort, the best choice among the worst options, although the cheapest one for sure. But then again we are talking about an investment with high profits in personal knowledge, pleasure and additional commercial value.

As a matter of fact, all of the above is also probably true for amateur photographers, photo-lovers and photography / photobook collectors : pictures and photobooks are also the amateur and collector's food and treat.

Unfortunately, there is want for reliable sources : there are now more uncultured sellers than competent booksellers — partly thanks to the rise of those large sale platforms and sites such as Ebay, Amazon, Yahoo, which dictate what can be sold, by whom and how, and wish and work for, with their users and buyers' consent, the extinction of professional local stores and intermediaries through the crooked idea that anybody can sell anything — as long as they pay their charges, that is.

Whereas, as for any professional, bookselling too, be it of new, second-hand, collectible or rare books, comes with traditions, knowledge — passed down from one generation to the next — and tools — such as a large collection of documentation and reference books, again.

To round it up, for we have already said too much, here is an excellent echo — we share it thouroughly — from a knowledgeable photography collector : A Contrarian View : A Collectors Thoughts on Photobooks.

We would be really interested in hearing what your thoughts on the subject are : pray leave a comment if you have a spare minute !

Cheers,

Nick


*

Nous sommes tous jours surpris de trouver, chez maints photographes professionnels, une bibliothèque de livres de photographies extrêmement réduite, si tant est qu'il s'en trouve.

Il est bien impensable qu'un peintre ne connaisse le Titien, Cézanne, Sisley, Whistley, Sargent, Matisse, Gauguin, Klee, Klimt, Picasso, Hopper, &c., n'aille voir et étudier leurs œuvres dans les musées, ni ne possède catalogues et monographies, qui comblent le manque de musées à proximité ou amènent jusqu'à soi les peintures distantes, auxquelles se référer pour information ou inspiration — car c'est la culture de cet art, et ainsi que l'humain fonctionne : ce que l'œil voit, la main s'en souvient.

D'évidence, il en est de même pour l'amateur de beaux arts : catalogues et monographies sont l'accès le plus pratique à la production des artistes à travers le monde, et d'ambitieux éditeurs et artistes en font parfois même des œuvres d'art à leur tour.

Qui voudrait d'un écrivain culturellement illettré ? En est-il jamais qui ont réussi ? C'est peut-être la raison de tant de piètres photographes professionnels, qualitativement parlant.

De nos jours, maint photographe pense que tout ce dont il a besoin est d'un appareil-photo de haut de gamme et de quelques connaissances techniques, comme celle de l'éclairage, &c. — car en cette ère digitale, il est même superflu de savoir développer ses négatifs soi-même. Et oui, c'est suffisant — pour simplement prendre des photos, n'est-ce pas. Ce que n'importe qui peut faire.

Mais ce qui fait qu'un photographe professionnel est un vrai pro et un artiste, et non pas simplement quelqu'un qui prend des clichés — est la connaissance de leur art, une culture photographique conséquente et des goûts bien établis et tranchés. Il n'y a pas de secret. L'œil s'éduque à mesure qu'il enregistre ce qu'il voit, les goûts se prononcent, l'œil s'affute, de même que la vision de ce qu'on veut prendre, et comment, et pour quel résultat : images et livres-photo sont la nourriture du photographe. Plus il en mange et plus il les connaît, plus il sait ce qui est bon ou pas pour lui et plus il se connaît lui-même.

Cette éducation spécifique ne peut qu'être très partiellement réalisée dans les écoles ou universités de photographie. C'est toujours un apprentissage personnel et les outils sont proches : expositions dans les galeries et les musées, livres dans les bibliothèques et les librairies. Et pour ceux qui ne vivent ou ne souhaitent vivre dans les grandes villes, il y a les catalogues de libraires et les librairies en ligne, anciennes ou neuves, grandes et petites, auprès desquelles on peut commander les livres qui manquent dans notre propre pays. Il est également les ressources d'internet ; mais la toile est un pis-aller, l'option la plus rentable toutefois, certes. Mais une fois encore, nous parlons d'un investissement à forte rentabilité et profits en termes de savoir et plaisir personnels, et de valeur commerciale.

En fait, tout ce qui précède est probablement également vrai pour les photographes amateurs, les amateurs de photographies, les photophiles et bibliophiles : l'image et le livre-photo sont aussi la nourriture et le dessert de l'amateur et du collectionneur.

Malheureusement, le manque de sources fiables est certain : il est à présent moins de libraires compétents que de vendeurs incultes — en partie grâce à l'avènement de ces larges plateformes et sites de vente, qu'ils se nomment Ebay, Amazon ou Yahoo, qui décident de ce qui peut-être vendu, par qui et comment, et souhaitent, avec l'approbation de leurs usagers et acheteurs, l'extinction des échoppes professionnelles locales et des intermédiaires de proximité, avec l'idée tordue que n"importe qui peut vendre n'importe quoi — du moment qu'ils paient les charges demandées, n'est-ce pas.

Alors que, comme pour n'importe quel professionnel, la librairie, qu'elle soit de neuf, d'occasion ou de livres rares, vient également avec ses traditions, son savoir — passé d'une génération à la suivante — et ses outils — comme une importante collection de livres de documentation et de référence, une fosi encore.

Pour finir, car nous avons déjà trop parlé, voici un excellent écho — approuvé entièrement — de la part d'un collectionneur versé de photographies : A Contrarian View : A Collectors Thoughts on Photobooks.

Nous serions bien curieux d'entendre vos pensée à ce propos : veuillez laisser un commentaire si vous avez une minute à y consacrer !

Bien cordialement,

Nicolas


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